Un soir de fin d'été...



Il attend...
Et en un instant
Au coin du couloir,
Cette lueur noire où gît un peu d'espoir
S'est éteinte au creux de ses mains ;
Et ce désir sans fin
Qu'anime l'amour
S'est un peu perdu, dans l'obscurité du jour.


Il entre...
Un ballet d'émotions se répète dans mon ventre,
Et plus haut, le coeur est un peu somnambule.
Puis certains sentiments noyés sous toutes les tulles,
D'un tutu de mensonges
Qui lentement me ronge,
Se perdent dans la bise
De son humeur exquise.


Il sort...
Et au dehors, j'entrevois encore
Ses désirs de mystères incongrus
Que j'attendrais toujours à la croisée des rues
Où marchant, je chercherai sans cesse
Celui, dont les regards trop absents me blessent.
C'est moi, qui reste seule plantée sur le pavé
Dans la pâle clarté d'un soir de fin d'été.



De moi.

# Posté le lundi 05 octobre 2009 18:36

Lessive... Poème personnel.

Lessive... Poème personnel.



Dans une machine à laver j'ai jeté mes sentiments impurs,
Roulés en boule, comme des bouts de papiers noyée par trop d'encre
Qu'auraient fait couler trop de futiles récits.

Ça peut paraître absurde, de penser lessiver sa vie,
Mais je continue à croire que ça doit pouvoir se faire.
Laissez-moi frotter les habits de mon esprit au savon de Marseille
Et pourquoi pas, laver mon âme à grand eau.
C'est juste se purger de ses passions ;
Nettoyer les paroles trop vives et même parfois un peu sales.

Laissez-moi récurer les murs souillés de mon c½ur et la crasse de ces vitres.
Je veux voir que c'est possible,
Pouvoir me dire que demain je me réveillerai toute propre, toute neuve.
Un nouvel horizon devant les yeux, un nouveau destin entre les mains,
De nouveaux mots dans la bouche, une nouvelle tendresse dans le c½ur ;
Et encore, une nouvelle pensée pour toi...



De moi.


# Posté le vendredi 26 juin 2009 19:30

Modifié le lundi 05 octobre 2009 18:41

Fauvisme... Poème.



Fauve ! Ombres et lumières s'esquissent sur la toile
Dans une foule vague de coups de pinceaux.
Vivacité, violence, vitalité du trait.
Fusion : touches et tâches sur la peau du tableau.
Fauve ! Agression de teintes et tonalité d'envie.
Difformités, maladresses, ou... Mélancolie d'un motif marqué de cernes noirs.



Le bleu si beau, si brutal a bu le jaune si blond, si bénin ;
Alors une tumeur de rouge a crevé de colère sur mon front.
Quelque chose était mort, mais l'univers respirait encore,
Car le personnel se sacrifie toujours au profit général.
Et l'½uvre reste.



Respiration, puis soupir.
J'ai caressé quelques fleurs du bout des doigts,
Et sentie la peinture s'infiltrer sous ma peau.
Bouquet de sensations, tiges de sens, et bourgeons d'émotions
S'effeuillent dans mes mains
En pétales d'idées et épines confuses.
Fauve ? Fauve... Champs de fleurs vives et prairies d'herbe fraîche.
J'y repose, un peu morte, comme tous.



De moi.



# Posté le vendredi 29 mai 2009 16:06

Modifié le lundi 01 juin 2009 04:55

Lettre à une amie...

Lettre à une amie...
Le vendredi 29 mai 2009, du bout du monde.



Puisque je n'ai pas trouvé le moyen de commenter tes mots, je te commente toi.
Que dire de ces quelques phrases que j'ai lus là-bas, un peu par inadvertance, et par curiosité. C'est drôle comme certaine personne nous échappe, un peu comme toi à cet instant précis. Tu es mystère. On l'est tous un peu à un moment donné. Je l'ai sans doute été pour toi un jour, aujourd'hui c'est ton tour. J'aime bien lire quelque uns de tes textes, et je ne saurais vraiment dire pourquoi. Peut-être, parceque j'ai l'impression que tu sais enfin nous montrer ce qu'il y a en toi, ce qui se passe dans ta tête, ce qui fait parler tes sens. Je crois qu'on est tous un peu maladroit avec nos sentiments, parcequ'on a pas ce recul. On ressent tous comme un manque d'espace, on a un peu le souffle court devant le cours incontrôlable de nos pensées, on étouffe, on suffoque. On oublierait juste que pour respirer il suffirait de jeter ce qui nous tiens, de nous vider la tête, de nous purger de nos passions comme diraient d'autres, ou tout simplement de partager. Je regrette juste que l'on préfère toutes les deux partager avec le vide, l'inconnu, l'étranger qui ne nous répondra pas, plutôt qu'avec l'amie qui dévouée n'attends que ça. Juste un mot, une parole, un partage, un secret. Oui, ceci est un secret.



Une amie dévouée.

# Posté le vendredi 29 mai 2009 13:51

Modifié le dimanche 31 mai 2009 06:24

Abandon... Poème.

Abandon... Poème.


Il y a ces phrases qui s'étirent lentement sur des pages perdues.
Broderie fine de mots tissée à l'encre noire.
Au c½ur des insomnies, une plume se déchaîne.

Gratte. Arrache. Déchire.
Crie, un peu aussi...
Nos petits états d'âme, ou nos amours absents ;
Nos vies si étriquées, qui même futiles ont pries tant de valeur.




J'ai vu étalés dans les sordides rues de nos esprits,
Les cadavres de toutes nos utopies.
Sur le pavé, le battement rythmique des pas de l'inconscient.

Pulsation. Pause. Pulsation. Pause.
Tapant de leurs pompes pourries et s'échappant en plein tapage.
Nos rêves y sont restés.
Après tout cela a-t-il tant d'importance ?



De moi.



[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 29 mai 2009 13:06

Modifié le vendredi 29 mai 2009 13:21