Il attend...
Et en un instant
Au coin du couloir,
Cette lueur noire où gît un peu d'espoir
S'est éteinte au creux de ses mains ;
Et ce désir sans fin
Qu'anime l'amour
S'est un peu perdu, dans l'obscurité du jour.
Il entre...
Un ballet d'émotions se répète dans mon ventre,
Et plus haut, le coeur est un peu somnambule.
Puis certains sentiments noyés sous toutes les tulles,
D'un tutu de mensonges
Qui lentement me ronge,
Se perdent dans la bise
De son humeur exquise.
Il sort...
Et au dehors, j'entrevois encore
Ses désirs de mystères incongrus
Que j'attendrais toujours à la croisée des rues
Où marchant, je chercherai sans cesse
Celui, dont les regards trop absents me blessent.
C'est moi, qui reste seule plantée sur le pavé
Dans la pâle clarté d'un soir de fin d'été.
De moi.
